mercredi 4 février 2009

Le polar comme exutoire






L'auteur en dédicaces.

Rendez-vous au salon du livre de Paris le dimanche 15 Mars 2009.
En Mai 2009 sortira: le vampire de Bréhat












Les lignes qui suivent ont été écrites dans un journal gratuit de la région parisienne suite à un manuscrit de polar que je leur avais envoyé.

" Michel Dozsa passe ses journées au son du vent breton. Et se promène sur le monde alentour. Aujourd’hui il a écrit autant de manuscrits que d’années passées en bord de mer.
Et maintenant... le plus dur, se faire éditer ? …
... C’EST FAIT !!!
Pour un premier polar qui est sorti à la mi-Avril 2007, aux éditions Astoure. Le titre : LES CELIBATUEUSES DU TREGOR.
Une enquête menée par Ronan Magyar, ex-commissaire d’une brigade spéciale, devenu détective privé et son amie, Morgane Navalo, journaliste à « Global-Ouest. »
Dans le cadre enchanteur de la côte de granit rose, avec ses plages de sable fin, ses rochers posés là depuis la nuit des temps, le privé mènera une enquête ou pêle-mêle, des hommes, des femmes célibataires, « les fameuses célibattantes, » se rencontreront pour le plus grand malheur de certains…"
Le journal reprend:
" Triste époque, non ?... Notre terre brûle ou passe sous l’eau, souffre dans ses quartiers, recueille une misère croissante. Les gens ont l’œil qui toise et le cœur qui lézarde.
Pour Michel Dozsa, la vie ressemble à un bouquin à balles réelles. Style qui s’impose naturellement à lui.
Mais le bon demi-siècle passé, inspiré par son épouse, il sait rendre les coups… par la plume.
" Je lis les journaux, les faits divers. Et les idées me viennent… ce n’est pas difficile, les pages en sont remplies. "
Inutile d’aller chercher ailleurs ce que l’on a là, devant soi, quelque part entre imaginaire et réel. Les peurs et les fantasmes de ceux qui font marcher le monde… ou le font tomber à la renverse.
C’est aussi pour cela que Michel Dozsa a « décroché » son stylo comme un téléphone, ouvrant ainsi un dialogue avec un lecteur potentiel, cet anonyme que l’on connaît… Michel Dozsa emprunte toutes les ruelles sociales, les plus sordides et les autres, pointant sa mine sur chaque travers qu’il rencontre. "Ecrire, dit-il, est une espèce de thérapie. Les situations sont toujours actuelles et les personnages souvent blessés. "Quand-on prend la peine de la regarder, la Bretagne donne des couleurs et des mots extraordinaires, dont certains, explique l’écrivain, forcent au respect.
Conséquences: une dizaine de manuscrits qui attendent...
... Ils sont prêts.
Michel Dozsa en a fait des sujets d’une écriture vivifiante, qui entend remettre du baume au cœur de ceux qui ne se font pas entendre. L’écrivain ne lie pas seulement les mots et les maux, il rend au lecteur cette impression, souvent perdue dans ce siècle moderne, d’exister.
« Je n’aime pas être un numéro » ajoute-t-il. « Exister, c’est faire partie de la vie et non pas en être le spectateur. Certes, il faut sortir du monde pour écrire, mais juste le temps d’écrire. »
L’un des manuscrits de Michel Dozsa raconte l’histoire d’un « type sans boulot qui quitte sa femme, décide de partir avec toutes ses économies pour EXISTER une semaine dans un quartier de Paris, chez les riches… POUR VOIR... »
... ET APRES ?
Et l’écrivain de répondre : vous le saurez plus tard »
« Michel Dozsa aborde différents sujets dans ses manuscrits. Comme le milieu de la bourgeoisie, l'homosexualité, les histoires de familles, souvent sordides. Avec des meurtres sanglants. Et aussi, ce qui lui tient à cœur, le monde des pauvres, des laissés-pour-compte.
Pourquoi?
Simplement, parce que dans ce monde nouveau, l'exclusion est devenue presque la norme.
ON A LA TROUILLE!!!
Le travail pour la vie, presque une exception. Michel Dozsa emprunte toutes les ruelles sociales, les plus sordides et les autres, pointant sa mine sur chaque travers qu'il rencontre. Il pénètre par exemple « le milieu SDF » et distille au fil des lignes le regard parfois acerbe que l'on porte sur lui. La pauvreté est-elle légitime ? Le « vivre sans » est-il le « sans vivre ? »
Et de sans à sang ! Le chemin est-il long ? L’auteur joue avec nos sens, nous laisse vide.
Enfin, avec une certaine impatience, les manuscrits attendent maintenant d’être transformés en livres.
Cordialement, aux futurs lecteurs.
Michel Dozsa









dimanche 1 février 2009

auteur des années 60- Ernie Clerk


Pourquoi mettre les couvertures de deux livres du judoka, et, à côté: "tête d'affiche", "Pierre Beauclerc cherche la clé des écritures de Nostradamus?"
Ne pas oublier qu'à la base, Ernie Clerk est journaliste... Donc, les deux ne font qu'un!















auteur des années 60-Pierre Courcel



Actuellement, pour Pierre Courcel, je n'ai que ce document. Je n'arrive pas à le joindre au téléphone...
... J'ai appris par son fils qu'il était décédé en 2002. Courant Mars, j'aurai de la doc sur ce romancier intéressant.































quelques couvertures d'auteurs des années 60





































mercredi 28 janvier 2009

Auteur des Années 60, G.Morris.Dumoulin












GILLES MORRIS-DUMOULIN - VIC SAINT-VAL

























G.MORRIS.DUMOULIN!!!... Au moins 200 romans!

G.Morris.Dumoulin!... Un nom connu pour les lecteurs de polars. Sauf erreur, il a démarré dans les années 50, dans la collection Mystère, aujourd'hui disparue. Ensuite, il est passé au Presse de la Cité et au Fleuve Noir dans les collections: Spécial-Police, Espionnage, Anticipation. Total des livres: Au moins 200, sous différents pseudonymes: G. Morris, Geo Morris, GM Dumoulin, Gilles Dumoulin, et le fameux Vic Saint Val









Et, cet homme d'un certain âge continue d'écrire aux éditions l'Arganier.






Voici quelques couvertures, toujours de Michel Gourdon.


















Uun texte envoyé par G.Morris-Dumoulin suite à une conversation téléphonique... Nous devons déjeuner ensemble lors de mon voyage à Paris pour le salon du livre en Mars 2009.


Lancé très tôt, ( par la mort de son père,) sur le marché du travail, GMD exerce, à 15 ans, la profession de facturier et de secrétaire de direction chez un importateur de coton brut. Cultive en parallèle au Havre, sa ville natale, les chansons de Charles TRENET et les méthodes ASSIMIL. Puis, " monte à Paris " ou il chante ses propres chansons dans divers établissements et fonde une association de jeunes comédiens-amateurs baptisée LA ROUTE MONTE, qui joue dans les salles de banlieue, trois pièces, dont deux portent sa signature.

Intitulé LA SOIF ABSOLU, son premier roman philosophico-satirique lui vaut deux très belles lettres de Paul Flamand et de Gaston Gallimard avant d'être accepté chez Denoël... puis rejeté... sur sa bonne mine, en quelque sorte, car il s'entend dire: " Quoi, vous n'avez que vingt ans! Alors, cette histoire d'un homme de cinquante et plus, c'est du bidon? Pas du vécu?"
La jeunesse, à l'époque, n'était pas un argument de vente.
A cheval sur 45/46, il passe quelques mois, en qualité d'interprête-cablemen, dans l'ambiance délirante, meurtrière, du camp de rapatriement des troupes américaines PHILIP MORRIS. Y amasse, non sans prendre quelques risques, le pécule nécessaire pour épouser la jeune danseuse-comédienne rencontrée dans le cadre de LA ROUE MONTE.

Un an plus tard, lorsque l'enfant paraît, adieu chasse au dahu, bye-bye ambitions théâtrales et musicales. Gille-Maurice traduit, à la chaîne, de l'anglais, de l'allemand, de l'italien et une pincée d'autres langues, tout ce qui lui tombe sous la patte.
De nombreux polars, ( dont les Mike Hammer et Mickey Spillane.)
Mais aussi, le BAL DES MAUDITS, TANT QU'ILY AURA DES HOMMES, LE CARNAVAL DES DIEUX et autres grands best-sellers d'après guerre.
Concurremment, il entame une carrière d'auteur policier. Manque de peu, en 48, LE GRAND PRIX DU ROMAN D'AVENTURE qui va, cette année là, à THOMAS NARCEJAC. Puis, décroche, en 55, le GRAND PRIX DE LA LITTERATURE POLICIERE, pour ASSASSIN, MON FRERE ( souvent réédité), un polar-document 100% authentique sur ce que fut la vie au camp PHILIP-MORRIS et dans un HAVRE à demi dévasté par la guerre. Comme il faut, impérativement, signer américain, GILLES-MAURICE devient, tout naturellement... G. MORRIS.
Outre sa large centaine de "traduits de"- merci assimil!- G.MORRIS compte aujourd'hui, à son actif, près ou plus de 200 romans parus au FLEUVE NOIR et aux PRESSE DE LA CITE. Dont un tiers environ de policiers et d'espionnage, un tiers de science-fiction.. Et un tiers de romans d'aventures mordant sur l'anticipation signés de son second pseudo, VIC SAINT-VAL, qui, tout en privilégiant l'action, l'humour et l'érotisme, dénoncent les grands périls de notre époque.

VIC SAINT-VAL EN ENFER à reçu, en 71, les palmes d'or du roman d'espionnage. Ecrites de 70 à 80 quelques unes de ces histoires ses sont réalisées, depuis lors... et trois l'on été, au sens cinématopgrphique du terme, sans que les producteurs, par étourderie, peut-être, en aient acheté les droits... Personne n'est parfait!

G.MORRIS, par bonheur, a également rencontré, dans le cinéma, assez de gens très bien avec qui il a travaillé, sur de nombreux films, ( dont les deux premières enquêtes portées à l'écran, du commissaire SAN-ANTONIO, qui ont, infiniment mieux marché, en leur temps, que la récente mouture à gros budget) pour se consoler des amputations pratiquées, dans ses propres histoires, par des piqueurs brevetés de la profession.

Intitulé, le forçat de l'underwood, son autobio anecdotique en zigzag retrace quarante ans d'exercice du marathon littéraire. Sortie sous la signature hybride de GILLES MORRIS-DUMOULIN, elle a été chaleureusement accueillie par la presse, depuis La Croix jusqu'au Canard Enchaîné, en passant par Minute et de nombreux journaux de province.

Toujours traducteur de la main gauche, il travaille actuellement, de la droite, à divers projets personnels et vient de scénariser-adapter-dialoguer un des derniers films de RAOUL RUIZ.
Ayant passé sa vie à bander, en alternance, les différentes cordes de son arc, GILLES MORRIS-DUMOULIN suit toujours, avec le même enthousiasme, la trajectoire de ses flèches. Sans se décourager si certaines ratent leur cible.

Tout le monde ne s'appelle pas GUILLAUME TELL.






























































































Quelques couvertures de livres de Mario Ropp


Les années passent, les couvertures changent, Michel Gourdon, le dessinateur, excelle!... Le maître s'exprime!








lundi 26 janvier 2009

Auteur des années 60, Mario Ropp

Enfin, je l'ai retrouvée!

Malheureusement, décédée en 2007, à l'âge de 90 ans. En colère contre certaines pratiques comme la culture intensive, l'élevage des animaux en batterie... enfin, toute l'horreur de notre société actuelle... Peut-on lui donner tord?... Certainement pas!

Je vous livre un interview, qui remonte à 10 ans, par l'intermédiaire de l'ancien maire de son village qui l'a côtoyée régulièrement.

"Le vélo était en très bon état, les jambes d'Alain aussi. En fixant un panier sur le porte-bagage, il pouvait aller faire ses courses à Auxon, à cinq kilomètres de là car, à Eaux-Puiseaux, il n'y avait rien, aucun épicier.... seulement le préposé de l'agence postale qui vendait des cigarettes, des bonbons, du chewing-gum, des piles électriques, du terreau pour les plantes en pot et des bulbes de bégonias..."
Ainsi débute une nouvelle et fantastique histoire policière longue de 220 pages, parue aux éditions Fleuve-Noir, Paris, 1979.





Son auteur à pour nom, Mario Ropp. Pour nom ou plus exactement pour pseudonyme car ce personnage qui a eu sa place dans l'éventail des publications de cette brillante collection s'appelle Maïa Devillers. Vous avez bien lu: sous la signature de Mario Ropp se dissimule une femme qui réside depuis longtemps aux Bordes.



J'ai voulu connaître un peu mieux celle qui a écrit des centaines de manuscrits, romans policiers surtout et en a publié une bonne centaine.... Celle qu'un grand quotidien définissait ainsi dans les années 1970: "un pittoresque bout de femme, feu follet en perpétuel état de frénésie, boule d'énergie effervescente, puissance farouche et indomptable, cuirassée de gentillesse et de simplicité."

C'était la Mario Ropp des année 1970-1980.

Aujourd'hui, elle ne dira plus rien. Maïa n'écrit plus. Il est vrai qu'elle porte allègrement plus de 80 printemps sur ses épaules devenues frêles qu'elle recouvre souvent d'un châle proche de la couleur de ses cheveux, c'est-à-dire argentés.

Aussi, je me suis rendu aux Bordes, hameau qui prolonge la commune d'Eaux-Puiseaux, à la lisière des premières pentes de la forêt d'Othe, pour essayer d'interviewer notre célèbre romancière.

Mario Ropp est peut-être là, derrière une grille arabesque en fer forgé, la grille des lapins bleus, paraît-il... Derrière cette grille, une verdure touffue cerne le terrain. La petite maison de la romancière se cache juste à droite, mais on ne l'aperçoit pas tout de suite. Lorsqu'on franchit ce barrage, l'ensemble heurte l'esprit. Il s'y mêle une odeur fascinante.

Maïa est là, plantée sous la minuscule véranda. Elle doit m'attendre. Un peu hésitante, l'oreille attentive, sur la défensive... Elle écoute les quelques phrases que je lui débite en guise d'introduction. Elle a compris immédiatement l'objet de ma visite et, à ma grande surprise, elle semble disposée à se laisser attendrir.

Nous pénétrons rapidement dans cet antre mystérieux, étrange. Je ne décrirai pas l'intérieur de sa maison car je veux respecter l'intimité de cette grande Dame de l'écriture policière. Sûrement impressionné par ce que mes yeux découvrent, je lui pose la question la plus banale qu'il soit:
- Maïa, à quel âge avez-vous commencé à écrire?
- J'ai commencé à 13 ans par des vers, on aiguise souvent sa plume par des poèmes. Puis, j'ai écrit des romans d'amour. Pour moi, c'était un exutoire, mais j'en suis vite venue au "policier ". Je devais avoir 20 ans.
- Maïa, qu'est-ce qui vous a attiré vers ce genre?
- Le côté psychologique, logique, fouillé sûrement pendant la guerre, je vivais avec mes parents. J'écrivais enfermée dans ma chambre, car ceux-ci me disaient: " ce n'est pas en écrivant que tu gagneras ta croûte. " Alors, pour prouver et surtout me prouver que j'étais capable de faire autre chose, j'ai travaillé pendant plusieurs mois à Paris, dans un atelier de brochage, à l'expédition de journaux. Toute la journée j'emballais " Coeur vaillant," ou " Ames vaillantes."

L'oeil de la romancière s'allume... La voici pleinement dans son univers, dans ses souvenirs. Je ne suis pas là. Elle fourrage quelques instants des deux mains dans sa chevelure argentée et elle continue:
- Ouagadougou, Bobo Dioulassa: l'Afrique! Ces deux noms de villes défilaient quotidiennement devant mes yeux. Un jour, je n'ai pas pu résister à la tentation. J'avais quatre années de dessin-décoration à mon actif, entérinées par un certificat de fin d'études de l'Ecole Supérieure d'Arts Décoratifs. J'ai été présentée à Théodore Monod, Directeur de l'Institut Français d'Afrique Noire qui recherchait un dessinateur. Mon essai l'a enthousiasmé et, en 1950, je me suis embarquée pour Dakar où je suis restée trois ans. Puis, au service de l'Office Français de Recherches Scientifiques et Techniques d'Outre-Mer. J'ai voyagé jusqu'en 1958, de la Côte-d'Ivoire au Sénégal. Je dessinais mais j'écrivais également. Un jour, à la fin d'un congé passé en France, j'étais assise dans une banque attendant l'appel de mon numéro, assise près d'un homme qui lisait " un contrat d'édition " de la maison Fleuve Noir. Le soir même, j'étais rue Vercingétorix où j'apportais au grand patron de la " Boîte, " un manuscrit retapé et corrigé à la machine.
- Il fut accepté? murmurais-je.
- Non: " c'est très bien écrit, me dit-il, après l'avoir parcouru, mais il lui manque un petit quelque chose qui fait que nous ne pouvons envisager sa publication. " j'étais furibonde. Je l'ai relancé en lui proposant un autre manuscrit, " jeu sans joie," qui fut accepté et publié.
- Mais, combien avez-vous écrit de roman?
Elle eut un ample geste pour signifier son ignorance....
- Des centaines... mais beaucoup ne sont jamais sortis du fond de mes tiroirs. Une centaine a été publiée au " Fleuve Noir " et une dizaine chez "Ditis," maison pour laquelle j'ai travaillé avant qu'elle disparaisse. j'ai également écrit, un peu, pour une autre maison d'éditions.
- Mais avez-vous été traduite quelque fois?
- Oui, bien sûr, d'abord en italien, mais aussi en allemand, en espagnol ainsi qu'en finlandais. De plus, certains de mes romans ont eu l'honneur de journaux régionaux et de la radio, grâce à une émission de Germaine Beaumont: " l'heure du mystère." Et puis, un film également: " de la drogue, du vice," mais je n'en parlerai pas car ce film a complètement dénaturé mon roman, de même que le téléfilm pour la télé: " ne fait pas ça Isabelle" avec Anne Gael...
- Maïa, comment écriviez-vous?
- Tous les jours, 365 jours par an. Le matin je noircissais du papier. Complètement crevée. L'après-midi, je bricolais, je soignais mes animaux. Je me promenais aussi... Il me fallait de 8 jours à 3 semaines pour écrire un roman et à peu près 15 jours pour le retravailler.
- Aviez- vous dans votre tête une trame précise au moment d'écrire la première ligne?
Maïa écarquilla les yeux!
- Jamais! J'avais une vague idée de l'intrigue, oui... mais absolument rien de précis. Parfois, c'était seulement dans les dernières pages d'un manuscrit que je démasquais mon "coupable".
- En fait, vous enquêtiez-vous même!
- Exactement, ceci me permettait, à partir d'un point de départ, d'aboutir à mon gré, à des dénouements totalement différents, voir opposés.
- Et vos personnages, Maïa?
- Des êtres de calibre normal qui, placés dans des conditions telles que, sous une impulsion quelconque, ils se voient acculés au meurtre. Les noms, je les pêchais dans les cartes routières pour éviter de donner à mes personnages des identités réelles.

- Mais pourquoi écrivez-vous?

Maïa sursaute presque.

- C'est LA QUESTION! C'est difficile d'y répondre... peut-être pour amuser ou détendre les gens, ou bien tout simplement pour distraire.

- Maïa, s'il vous plait, nous savons beaucoup de choses sur la romancière Mario Ropp, mais je voudrais que vous me parliez maintenant de vous. De votre vie de femme en somme... de vos passion après l'écriture... je vois, par exemple, que vous êtes encore entourée d'animaux.

- Des animaux, j'en ai toujours eu, ou presque. J'ai eu des chiens, des chats, un singe, un lapin polonais gros comme mon poing, plus de 100 oiseaux, une myriade de poissons. Je me souviens d'un Beagle, Rebecca, qui a eu le 1er prix d'excellence à l'exposition canine de Troye... un poney, Fritz, des canards, des oies, etc... et j'en oublie sûrement.

- Mais pourquoi tous ces animaux? Et les gens, les hommes?

- Je suis toute seule et j'ai besoin d'affection. Vous comprenez, on n'a jamais les gens au moment où on les veut. Les bêtes, elles, sont toujours disponibles. Elles sont comme des gosses, sans défenses, avec leurs grands yeux innocents. Les bêtes me font confiance et il serait abominable de tromper cette confiance.

La franchise de Maïa éclate dans sa réponse soudaine. Elle s'excuse presque de son égocentrisme, voire de sa paranoïa. Puis nous parlons maintenant de choses et d'autres. J'apprends de sa bouche qu'elle se révolte contre la production intensive, exagérée des cultivateurs actuels. Elle m'avertit: " La campagne crèvera un jour ou l'autre pour avoir voulu trop produire..." Ou bien, elle me fait part de son désarroi lorsqu'elle entend une tronçonneuse. Elle me dit: " rien ne me rend plus malheureuse que la chute d'un arbre que l'on vient d'abattre."

Nous nous entretenons encore, et encore. Il n'y a plus de trame, plus de contrainte. Tous les sujets sont bons: la politique, les américains, De Gaulle, Paris, sa retrait ici, dans ce hameau des Bordes, des chanteurs, des fleurs surtout, de la musique, des blés muris qui ondulent sous la brise qu'elle regarde chaque matin pousser, jaunir, mais qu'elle n'aime pas voir couper, dévorer par l'énorme moissonneuse... et toujours, toujours, ses romans policiers.

Lorsque nous nous quittons, le soleil est déjà caché derrière les arbres de sa forêt, forêt d'Othe toute proche. Les heures se sont égrénées sans que j'ai pensé une seule fois à consulter ma montre, maîtresse du temps. Je remercie Mario Ropp, enfin, Maïa Devillers, de m'avoir déroulé sa vie et bien souvent ouvert son coeur...

Sur le chemin du retour, j'essaie de rassembler mes idées et de trouver une phrase pour qualifier cette petite bonne femme si attachante.

Je dirai simplement: " Maïa, enfant de la bougeoisie alsacienne, étrange fille dévorée par des passions diverses: la sculpture, le dessin, les voyages. Sans se complaire dans l'eau de rose de ses premiers amours, elle a choisi le roman pour nous distraire... MERCI Mario Ropp et merci Maïa Devillers.



Avec la permission de l'ex-maire de Eaux-Puiseaux.: Roger Balesse

Photo du: puisotin. com.

Enfin, j'ai du temps devant moi

Bonjour.





Je viens de terminer l'écriture de mon dernier polar... Ouf!


Il sortira au mois de Mai 2009. Son titre: "le vampire de Bréhat." Pendant quelques semaines, je vais pouvoir me consacrer à mon blog et y mettre des interviews des auteurs de la grande époque des livres d'espionnage et des romans policiers.
Pour ce faire, je reçois l'aide précieuse de plusieurs personnes, qui, comme moi, sont des passionnées de cette période. Je remercie tout particulièrement, Michel Ménard, d'Aix-en-Provence, René Barone, de Marseille et Paul Maugendre. Sans eux, je n'en serais pas là car la recherche est ardue pour retrouver ceux qui écrivaient sous des pseudonymes et, souvent, la patience a été recompensée.
Je suis entré en contact avec André Caroff, qui continue d'écrire aux "éditions Rivière Blanche."
Un interview devrait suivre.
De même pour Fred Noro... mais là, cet homme a tiré un trait et, apparement, ne souhaite pas d'interviews... j'attends quand même sa réponse à un questionnaire. Sans cela, je mettrai quelques photos de ses livres afin de rappeler quelques bons souvenirs à certains.

Georges-Morris-Dumoulin, l'homme aux 200 romans publiés et qui continue. Nous avons bavardé au téléphone, conversation sympa, voire plus... et nous devons nous rencontrer à Paris à l'occasion du salon du livre.

J'attends, et dans quelques jours, l'interview de Mike Cooper, une femme. Il y en avait très peu au Fleuve Noir de cette époque.

Là, tout de suite, après des recherches longues, nous avons retrouvé Mario Ropp... malheureusement décédée en 2007 à l'âge de 90 ans. Par l'intermédiaire de l'ex-maire de son village qui l'avait interviewée, je vous livre en bloc son papier.

D'autres interviews devraient suivre.



Patience!!!



Michel.

lundi 3 novembre 2008

Photo et Interview d'un auteur des années 60, Jacques Blois


Jacques Faucher... Jacques Blois.
Né en 1922. A été étudiant en médecine, déporté et condamné à mort par les nazis. Les américains le libéreront.
A son retour, marqué, il se refait une santé en très haute montagne au cours d'un chantier expérimental pour l'EDF.
Ensuite, il rejoint l'Abbé Pierre, à son appel en 1954, pour créer et organiser les communauter d'Emmaüs.
En 1956 un philantrope anonyme, propriétaire d'un très grand magasin parisien, l'appelle dans ses services où il fera carrière jusqu'à la Direction Générale.
Le premier roman a été écrit simplement pour le plaisir et non pour être édité.
Un ami, grand écrivain, a présenté ce premier manuscrit, sans le prévenir, à une maison d'édition qui, à sa grande surprise, a convoqué Jacques Faucher ( Jacques Blois,) et lui a demandé s'il pouvait en écrire d'autres. A la réponse positive, l'éditeur a décidé de lancer les livres sous le nom de Jacques Blois.
A raison de 3 ou 4 livres par an, Jacques Blois écrit pendant ses week-ends dans les différentes collections du Fleuve Noir: Spécial-Police, Espionnage et l'Aventurier.
Un seul manuscrit a été refusé, en Spécial-Police, car, d'avant garde. Présenté 2 ans plus tard, il a été édité en changeant le titre.
Pour la construction des romans: Jacques Blois n'a jamais fait de plan et a toujours démarré sur une histoire d'êtres humains ( sans dout l'influence des compagnons d'Emmaüs,) et les accompagne jusqu'au dénouement.
Pour lui, écrire était une distrction et une récréation.
Les manuscrits ont toujours été acceptés tout de suite sans aucune correction.
Chaque année, autour d'un dîner, tous les auteurs du Fleuve Noir se rencontraient en toute amitié.
Jacques Blois a choisi la collection Spéciale-Police par admiration pour Georges Simenon. Ce genre permet des histoires variées et très vivantes.
Ses livres ont été édités par le Feuve Noir régulièrement. Traduit en Grèce, Espagne, Amérique du Sud.
Il avait d'excellents rapports avec le directeur littéraire.
Jacques Blois a arrêté volontairement quand il a pris sa retraite en Provence et trouvé d'autres distractions, après 50 bouquins édités.
L'arrivée de la télé n'a eu aucun incident sur son parcours.
Avec les amitiés de Jacques Blois.

mercredi 15 octobre 2008

interview de Michel Gourdon, illustrateur des couvertures du Fleuve Noir avant les années 80
















Bonjour.




Comme promis!...

A tout seigneur, tout honneur! L'homme aux milliers de couvertures.

J'ai rencontré un homme de plus de 80 ans vivant en artiste, au milieu de ses peintures...
... Revenons des années en arrière... avant les années 60... à la sortie de l'école des beaux Arts de Bordeaux.
Le jeune homme à 20 ans et un avenir à inventer.
Pas facile!
Il travaille pendant 2 ans dans une boîte qui fabrique des dessins animés... puis 5 ans dans le dessin industriel chez LMT à Boulogne ( 92 ) sur le quai de Seine.
Décidé à faire autre chose, il se confectionne un dossier avec dessins, illustations et peintures, qu'il présente aux maisons d'édition. Enfin, par l'intermédiaire d'une relation qui travaille dans la BD, il se présente au Fleuve Noir avec lequel il commence à faire des couvertures de livres.
Et comme le Fleuve Noir prend de l'extension, Michel Gourdon a de plus en plus de travail. Trop même!
"Ce travail-plaisir" durent pendant 28 ans. Certains mois, il confectionne jusqu'à 20 illustrations par mois. Un travail de titan... En gros, 3500 couvertures... Il faut l'imaginer!...
... Brusquement, après 28 années, plus rien!
A 52 ans, il faut recommencer. Tout.
Mais, grace à sa notoriété, il retravaille facilement pour, Télé 7 jours, Télé Star, les Presses de la Cité, etc.
Arrêt à 72 ans... Retraite active. Il se tourne vers la peinture à l'huile, les sanguines, et les particuliers s'offrent les oeuvres de l'artiste.
Actuellement, des collectionneurs achètent les originaux des maquettes réalisées pour le Fleuve Noir de ces années là.

83 ans... une vraie retraite bien méritée pour cet homme charmant... Que j'espère, je reverrai.

Maintenant, place aux interviews des auteurs eux-mêmes.
Dans quelques jours ou quelques semaines. J'attends leurs réponses.

Michel

une couverture du génial michel gourdon


séances de dédicaces

samedi 20 septembre 2008

Yann Venner romancier



Les trois premiers livres parus de Yann Venner
PARUTION D’UN NOUVEAU ROMAN NOIR


Yann VENNER publie aux éditions LE CORMORAN, distribué par COOP-BREIZH, « LUMIERE POUR LES OUBLIES », 15 euros, 310 pages.
Sombre enquête en Bretagne dans le milieu des sans-papiers.

L'auteur remercie le Collectif de Soutien aux Personnes Sans-Papiers de Lannion, et tout particulièrement Eric Audrain et Philippe Vital (sans oublier tous les adhérents et sympathisants), sans lesquels ce roman n'aurait jamais vu le jour.
Quand la fiction s'adosse à l'Histoire contemporaine, une certaine vérité éclaire alors notre monde.






« La langue française actuelle est exactement comme la France de nos jours, qui ferme ses frontières, devenue peureuse, tournée sur elle-même.»

Driss Chraïbi (1926-2007)

POSTFACE


« La liberté de circulation n'est pas encore reconnue comme un droit universel pour les personnes qui quittent leur pays pour des raisons économiques, politiques, climatiques ou tout simplement pour tenter leur chance ailleurs.
Sur tous les continents, on observe ce phénomène de rejet, de racisme ou de violences qui prennent pour cible ceux qui semblent tirer parti des ouvertures internationales qu'offre la mondialisation. Les arguments sécuritaires, la transformation en bouc émissaire de ceux que l'on nomme abusivement « clandestins », les inquiétudes en matière de préservation des acquis sociaux, les enjeux identitaires, sont tous des thèmes qui alimentent les discours politiques et les imaginaires sociaux quand on aborde la question des migrations. »

Ce roman ne tente pas de poser ces questions et d'y répondre. Il est une tentative d'écriture de l'histoire du temps présent, écriture ayant pour trame une narration fictive et pour fil rouge le dialogue inter-culturel.

Loin des artifices de la littérature engagée, loin d'un « choc des cultures » - expression assénée à tort et à travers - l'auteur souhaite que le principal héros de ce livre soit le langage, rien que le langage - la langue propre d' un écrivain.

Yann Venner
AVRIL 2009




Yann Venner












MES ROMANS PARUS












vous pouvez vous procurer mes romans dans les librairies et grandes surfaces de Bretagne ou sur le site d'ASTOURE EDITIONS.
De même, taper Michel Dozsa sur Google, vous aurez différents choix.

vendredi 19 septembre 2008

compteur pour blog